Cinéma

Deadpool, Marvel touche juste

Deadpool n’est comme aucun film de superhéros jamais sorti au cinéma. Et ça fait plaisir.

Grâce à des bandes-annonces piquantes et intelligentes, l’anticipation pour la sortie du film avait augmenté ostensiblement ces dernier temps. Impossible de rater les affiches du superhéro clamant « peace and love » à chaque quai de gare. Mais alors à quel point est-il déjanté ? La bande-annonce donnait une bonne aperçu, mais nous laisse nous demander jusqu’à quel point ?

Et bien, il n’a pas tellement l’air d’avoir de limites. Anti-héro par excellence, il refuse de faire partie des X-men, qu’il tacle gentiment pendant le film, tue limite pour s’amuser et boit abondamment. Il reste malgré tout motivé par l’amour et n’a pas un si mauvais fond que ça. Son sarcasme légendaire envahit chaque scène et remplit chaque dialogue d’humour noir, très noir ( « I never say this, but don’t swallow », du trailer par exemple).

Le personnage permet même à Ryan Reynolds le luxe de redevenir « likable ». Enterré dans une image d’acteur un peu « has-been », d’ailleurs acteur est un bien grand mot, il prend vie  dans l’interprétation de ce personnage. Et après avoir regardé plusieurs interviews promotionnelles pour le film, il a plus en commun avec le personnage que prévu (ou suit très bien la campagne marketing du film, possible aussi).

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Deadpool plaît par son ton assumé, désinvolte, parfois vulgaire, mais toujours drôle. Et aussi très honnête. En parlant directement au spectateur, face caméra « Frank Underwood style » tout le long du film, il expose explicitement les faiblesses de ce dernier. « Ah vous vous demandez pourquoi y’a que deux X-Men dans tous le film, cher spectateur ? Désolé on pas le budget, c’est cher » ou encore « Attends, professeur X c’est McAvoy ou Stewart ? Parcequ’on est perdu avec ses chronologies différentes. » Et à ces moments-là, on est tous Deadpool.

Elément qui me concerne toujours dans les films de super-héros, la demoiselle en détresse que le héros doit sauver. Parce que oui, Deadpool a une copine, justement incarnée par Morena Saccharin (Dr. Leslie Tompkins de « GOTHAAAM ») et c’est forcément un moyen de chantage incroyable que le méchant ne peut pas ne pas utiliser. Et là, c’est le moment que je redoute, va-t-elle être réduite à un cliché et simplement attendre d’être sauvée ? Dans Deadpool, non, elle en veut, elle se bat et reste crédible, c’est-à-dire pas trop forte tout de même, face à des mutants qu’elle ne peut objectivement pas battre. Agréable surprise.

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Avec un scénario qui rentre sur un post it et motivé avant tout par l’envie d’introduire un personnage original qu’on a hâte de revoir, Deadpool fait rire à multiple reprises et redore le blason de Ryan Reynolds. D’ailleurs, Deadpool 2 a été signé et verra bien le jour. J’ai, pour ma part, plus hâte de le voir interagir avec d’autres superhéros ou X-Men en tout genre.

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