Cinéma

Steve Jobs, l’homme pas le mythe

On continue dans les films nommés aux Oscars avec Steve Jobs, biopic du créateur d’Apple qu’on ne présente plus. En somme, un long-métrage pas très flatteur.

Après le flop monumental de Jobs, film avec Ashton Kutcher, qui raconte lui aussi la vie de Steve Job, le PDG préféré des geeks a le droit à un autre biopic. Beaucoup plus réussi, il est incarné par Michael Fassbinder, entouré d’un casting de superstars (Kate Winslet, Seth Cohen…) et réalisé par Danny Boyle. (Du lourd, du coup)

En tant qu’ « Apple Lover », j’ai eu une certaine affection pour Steve Jobs. Envoyer un mail de mon iPhone, prendre mes cours sur mon Mac, jouer à Candy Crush sur mon iPad, il a pas mal modelé mon quotidien. Parce que oui pour moi qui ne s’est pas beaucoup penchée sur la question, Apple = Steve Jobs. Et je l’aimais bien (notons l’usage du passé), sans trop savoir pourquoi. J’avais une image d’un innovateur, d’un génie technologique qui a bouleversé le quotidien de millions de personne et qui a réussi à ringardiser Microsoft en quelques années. Et ce n’était pas entièrement faux, ce n’était pas entièrement vrai non plus.

Revenons au film, il a une structure un peu particulière puisqu’il nous dresse le portrait de Steve Jobs en mettant en avant trois présentations de produits et c’est tout. L’action se déroule donc dans des amphithéâtres, dans les coulisses de ce dit amphithéâtre, devant ce dit amphithéâtre etc. Ces évènements remplissent des salles monstres pour présenter le prochain produit Apple. Ils ont donc choisi de présenter Steve Jobs uniquement à travers ses produits. Et c’est du génie, parce que oui Steve Jobs se définit par ses produits, par ses succès. Le public aussi, sans même savoir s’il les a conçus ou pas, il était la tête d’Apple. Au contraire, il apparaît ici comme un super marketeur, un arnaqueur même. Pourquoi est-ce qu’on connait Steve Jobs mais beaucoup moins Steve Wozniak ? Egocentrique, perfectionniste et compliqué, c’est un portrait beaucoup plus négatif qu’il n’y parait que nous dresse ce film. Ne parlons même pas de sa relation avec sa fille, une catastrophe.

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Alors du coup moi ça me fait réfléchir. Apple est très à la mode, une des plus grandes entreprises du monde sans aucun doute. Je défends bec et ongle que oui Apple c’est cher, mais c’est de la qualité, une facilité d’utilisation, aussi pour faire comme tout le monde mais bon si tout le monde achète c’est aussi parce que c’est un bon produit non ? Alors oui Steve Jobs a indéniablement simplifié ma vie, mais ne m’a-t-il pas aussi pris, pardonnez mon langage, pour une conne ? Parce que même si je le voulais et si je savais comment, je ne pourrais pas réparer mon iPhone moi-même. Et que je dois acheter 25 adaptateurs différents pour que mon mac fonctionne avec le reste. Et qu’un chargeur  coute 90e, et qu’à ce prix-là il ne vient pas même avec un lingot d’or. Avant tout, il est là pour vendre. Ce film m’a montré qu’au delà du mythe, Steve Jobs est avant tout un très bon vendeur.

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