livre

Mes livres de mon #Blackhistorymonth

Février était le mois destiné à mettre en valeur les auteur(e)s noir-américain, #Blackhistorymonth. Pour la première fois, j’étais curieuse de me pencher sur ses lectures.

J’ai fait le choix de lire deux livres différents, un beaucoup plus moderne que l’autre. Between the World and Me de Ta-Nehisi Coates, et un classique de chez classique la couleur pourpre d’Alice Walker.

The-Color-Purple.jpg

Ne m’en voulez pas, je m’en veux déjà assez toute seule, je n’ai pas eu le temps de terminer la couleur pourpre. Je n’en suis qu’à la moitié, mais j’ai déjà mon idée de faite sur ce livre. C’est l’histoire de deux soeurs (une en Afrique, une dans le sud des Etats-Unis) qui vont rester en contact tout au long de leur vie en s’écrivant régulièrement. De plus, comme c’est un roman, j’ai eu la même réaction que face par exemple à des films comme 12 years a slave. Horrifiée par la violence de leur quotidien et d’un côté distancée par le fait que c’était il y a bien longtemps, non? Cela me semblait bien lointain.

Alors non personne dans les sociétés actuelles ne se fait fouetter, mais la différence est plus subtile, et je l’ai compris en lisant Between the World and Me : c’est un petit essai de 150 pages de Ta-Nehisi Coates qui écrit à son fils pour lui expliquer ce que c’est que d’être noir aux Etats-unis. Ce n’était pas des plus simple à lire en anglais, le langage est riche et précis puisqu’il traite d’un sujet très fort. Sa conception du monde est profondément liée à l’histoire des Etats-Unis et aux problèmes qui font encore aujourd’hui fureur face aux inégalités que connait la communauté noire. Ce qui en faisait une lecture d’autant plus intéressante de mon point de vue de jeune française, blonde aux yeux verts.

4.jpg

Il utilise des expressions comme « se penser blanc » qui ne m’ont jamais mais jamais traversées l’esprit. Ca m’a fait longuement réfléchir, sur des notions bien compliquées d’appartenance, d’origine et même de nationalité. Pour faire court, je n’ai eu aucune révélation mystique. Bien sûr que non,  c’est bien plus complexe que ça. J’ai surtout eu le sentiment d’avoir été privilégiée et de prendre pour acquit des aspects de ma vie que ne le sont pas pour d’autres, même aux Etats-Unis. Ce qui m’a laissé en suspens pour la suite, et donc je fais quoi ? J’essaie d’être plus reconnaissante mais ensuite, est-ce ma place de dénoncer quelque chose qui ne me concerne pas ? Surtout en ce moment, où défendre et sensibiliser à des causes est presque quotidien pour certains. Je n’ai pas de réponse, désolé.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s