livre

3 tomes de la saga Phobos de Victor Dixen et beaucoup d’amour

Le résumé ressemble à un Bachelor dans les étoiles, sous lequel se cache une réelle critique de la société. J’ai dévoré les trois premiers tomes de Phobos et je ne pouvais que vous en parler. Spoiler possible, quand j’aime beaucoup, je spoile et je m’en excuse.

« Six prétendants. Six prétendants. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils veulent marquer l’histoire avec un grand H. »  Voilà comment démarre Phobos. La conquête de Mars coûtait cher aux Etats-Unis. Du coup, ils décident de revendre la Nasa à un groupe privé Atlas qui va lancer une émission de télé réalité autour de la conquête spatiale de Mars. On suit donc Leonor, l’une des six candidates qui s’aventure vers Mars mais qui détient une information capitale.

Totalement hermétique au concept de speed dating de l’émission, Léonor joue le jeu pour pouvoir fuir sa vie lambda et solitaire et devenir l’une des pionnières de mars. Comme on va vite le découvrir, chacun des personnages a sa raison de fuir la terre. L’opportunité est quand même incroyable, et surtout immanquable. À vouloir éviter à tout prix de tomber dans le jeu de l’émission, Leonor se retrouve malgré elle attirée par Marcus, le candidat américain, brun mystérieux plein de tatouage qui va casser la carapace de la rebelle Leo. Mais très vite ce roman à l’eau de rose vire au thriller spatial. On n’en dira pas plus…

Au-delà du jeu du « qui va finir avec qui », les tomes dénoncent parfaitement les déboires d’une société où le bénéfice justifie tout et d’un public prêt à tout gober. Evidemment, l’entreprise Atlas n’a aucun intérêt scientifique et utilise purement et simplement la conquête spatiale pour se faire des milliards de dollars de bénéfices.

À la tête de l’émission, on retrouve Serena McBee. Personnalité adulée à l’ambition incomparable, elle est la première à liquider ses collègues qui ne supportent pas la pression et qui envoie les 12 ados à leur mort, dans le plus grand des calmes. Son personnage d’antagoniste va être très bien exploré dans les tomes 2 et particulièrement 3 avec sa fille Harmony et les découvertes sur sa famille. On touche du doigt un sujet très intéressant sur la génétique qui j’espère sera encore approfondi dans le prochain tome.

giphy

C’est selon moi un bon mix entre La sélection et Hunger Games. La sélection pour les fans de romans un peu à l’eau de rose, d’un Bachelor dans l’espace. Et Hunger Games pour la dénonciation d’une société avide de bêtise, crédule, au libre-arbitre inexistant et manipulable par le gouvernement, la télévision ou les entreprises. Ces livres sont très politiques et n’hésitent pas à critiquer le public, tout autant que les manipulateurs et les membres du gouvernement qui sont ravis de prendre leur part dans cette situation.

C’est ce côté politique qui m’a le plus séduite et qui est d’autant plus important dans un livre destiné aux adolescents qui sont en train de construire leur esprit critique. Hâte de lire le dernier tome, qui annonce l’arrivée de nouveaux personnages et la chute de Serena McBee.

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