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American Vandal, et si on se moquait du true crime ?

Avec deux saisons à son actif, American Vandal est une série atypique. Sorte de mocu-série (où on se moque des docu-séries), elle joue beaucoup des codes des documentaires judiciaires, qui se multiplient sur le petit écran. On pense notamment à The Jinx, The Confession Tapes ou encore la plus connue Making a Murderer, gros succès sur Netflix.

La première saison sortie en 2007 traite de l’affaire dites « des grafitis penis ». Un élève est accusé d’avoir vandalisé les voitures de ses professeurs en taguant un pénis sur chacune d’entre elles. Dylan est accusé jugé et expulsé de son lycée rapidement. Mais est-il vraiment coupable ?

C’est vrai que l’idée est brillante. Il fallait le faire, se moquer du traitement des cas judiciaires par les documentalistes et sa réception par le public. Sur le papier, j’étais charmée. En lisant les critiques dithyrambiques de la presse, j’étais déjà prête à adorer. Etant une grosse consommatrice de documentaire de ce type, je reconnais bien les codes et dès les premières minutes on s’y croit. Les procédés sont très bien maîtrisés : la mise en scène, la musique, la voix off, les vidéos flashback… On se demande même si l’histoire n’est pas vraie, finalement.

Mais non, j’ai vite été ramené à la réalité. D’une part, les acteurs ne m’ont pas toujours convaincue, notamment l’acteur qui joue le personnage principal, Dylan, qui sonne parfois faux. D’autre part, toute la forme est en total désaccord avec le fond. Mais là, vous allez me dire, c’est tout le but de la série. Qu’est-ce qu’on s’en fout de savoir qui à dessiner des pénis, je vous jure. En moins de 30 min, ça m’a désintéressé. Vraiment est-ce que c’est si grave de taguer la voiture de ses profs ? Les créateurs sont surtout très contents de balancer le mot « dicks » à. chaque. minute.

JOKE YOU POPONS NOUSJe suis passée totalement à côté de l’humour. Je me suis plus retrouvée dans la vieille dame du début de l’épisode qui a résumé mon état d’esprit en une phrase « What’s so amusing about penises ? ». Apparemment, j’ai plus vieilli que je le pensais.

Il parait que c’est satirique. C’est vrai que les docu-séries sérieux de ce type jouent beaucoup sur l’empathie du spectateur face à l’accusé. Sur la suite, on peut espérer une vraie critique du genre et de la société qui se fascine de ce genre de cas. Pas sure que je sois de l’aventure.

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